Cardot Jean

Cardot

Né en 1930  Décédé le 13 octobre 2020 Membre de l'Institut

De 1941 à 1956, Jean Cardot fréquente successivement les Ecoles des Beaux-Arts de Saint-Etienne, puis de Lyon, et enfin l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris dans les ateliers de Gaumont et de Janniot. Après l’obtention d’un Premier second Grand Prix de Rome en 1956, il séjourne à la Casa de Velazquez à Madrid de 1957 à 1959.
Dès 1961, année où il obtient le Prix Antoine Bourdelle et le Prix Brantôme de Sculpture, il entre comme professeur, chef d'atelier à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon.
Il réalise en 1967, Taureau mourant (pour un lycée de Saint-Etienne - terre cuite, plus tard bronze), 1969, Sculpture fontaine (CHU de Saint-Etienne - granit), 1973-1975, Monument à la Résistance et à la Déportation du Val de Marne (sur concours - fonte d'aluminium- érigé à Créteil).

En 1974, il est nommé chef d’atelier de sculpture en taille directe, à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris. Il enseigne dans cet atelier jusqu'en 1995. A partir de 1983, il devient  Inspecteur général des Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris.
Jean Cardot a réalisé des œuvres monumentales qui s’associent à l’architecture : collèges et centres scolaires, sièges bancaires, centrales nucléaires. Citons encore le monument à la résistance et à la déportation (1975) à Créteil, la Main en bronze (1988) à Sarrebourg ou Envol (1991), sculpture sur plan d’eau, à Coignières-Maurepas dans les Yvelines ; autant de réalisations conçues par cet artiste pour l’amélioration des sites et, par là-même, pour donner plus de beauté à la vie quotidienne. La réalisation de grandes commandes publiques prend alors une place essentielle dans son oeuvre. Une partie de son travail a porté sur les effigies monumentales de grands personnages du XXe siècle : La Grande-Duchesse Charlotte de Luxembourg (1989-1990, Luxembourg), Pierre de Coubertin (1993, Siège du Comité Olympique national à Paris), Winston Churchill (1996-1998, devant le Petit Palais côté Seine - Paris), Charles de Gaulle (1999-2000, devant le Grand Palais côté Champs Elysées - Paris).


" Transmutées par le bronze ou par le marbre lisse, ses formes humaines semblent parfois comme plongées dans l'eau et ne montrer qu'une partie d'elles-mêmes, laissant l'obscurité des profondeurs retenir leur complément dans l'imaginaire. Certains profils s'esquivent, s'évanouissent ,d'autres s'absentent pour reparaître en amorçant un nouvel aspect lui-même inachevé."

 

Né en 1930 Membre de l'Institut  

De 1941 à 1956, Jean Cardot fréquente successivement les Ecoles des Beaux-Arts de Saint-Etienne, puis de Lyon, et enfin l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris dans les ateliers de Gaumont et de Janniot. Après l’obtention d’un Premier second Grand Prix de Rome en 1956, il séjourne à la Casa de Velazquez à Madrid de 1957 à 1959.
Dès 1961, année où il obtient le Prix Antoine Bourdelle et le Prix Brantôme de Sculpture, il entre comme professeur, chef d'atelier à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon.
Il réalise en 1967, Taureau mourant (pour un lycée de Saint-Etienne - terre cuite, plus tard bronze), 1969, Sculpture fontaine (CHU de Saint-Etienne - granit), 1973-1975, Monument à la Résistance et à la Déportation du Val de Marne (sur concours - fonte d'aluminium- érigé à Créteil).

En 1974, il est nommé chef d’atelier de sculpture en taille directe, à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts à Paris. Il enseigne dans cet atelier jusqu'en 1995. A partir de 1983, il devient  Inspecteur général des Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris.
Jean Cardot a réalisé des œuvres monumentales qui s’associent à l’architecture : collèges et centres scolaires, sièges bancaires, centrales nucléaires. Citons encore le monument à la résistance et à la déportation (1975) à Créteil, la Main en bronze (1988) à Sarrebourg ou Envol (1991), sculpture sur plan d’eau, à Coignières-Maurepas dans les Yvelines ; autant de réalisations conçues par cet artiste pour l’amélioration des sites et, par là-même, pour donner plus de beauté à la vie quotidienne. La réalisation de grandes commandes publiques prend alors une place essentielle dans son oeuvre. Une partie de son travail a porté sur les effigies monumentales de grands personnages du XXe siècle : La Grande-Duchesse Charlotte de Luxembourg (1989-1990, Luxembourg), Pierre de Coubertin (1993, Siège du Comité Olympique national à Paris), Winston Churchill (1996-1998, devant le Petit Palais côté Seine - Paris), Charles de Gaulle (1999-2000, devant le Grand Palais côté Champs Elysées - Paris).

" Transmutées par le bronze ou par le marbre lisse, ses formes humaines semblent parfois comme plongées dans l'eau et ne montrer qu'une partie d'elles-mêmes, laissant l'obscurité des profondeurs retenir leur complément dans l'imaginaire. Certains profils s'esquivent, s'évanouissent ,d'autres s'absentent pour reparaître en amorçant un nouvel aspect lui-même inachevé."

Le tournage sur site concerne l'œuvre à la mémoire de la Résistance (photo) installée à Créteil, Val de Marne.  

Chronique

Jean Cardot : le statuaire «artistiquement incorrect»

Durée: 12""30"
Documents fixes: 33
Année interview:1995
Séquence sur site : 1'46"
Année édition module:1996

Cardotdvd

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