Cueco Henri

Cueco  Né à Uzerche, le 19 octobre 1929 de père espagnol et de mère française. Décédé le 13 mars 2017. Cueco vivaitt dans
la région parisienne   et en Corrèze (au Pouget-de-Vigeois).
Il était également enseignant à la faculté de Vincennes et de Paris I.
Syndicaliste, décorateur de théâtre, animateur culturel
Prix de la fondation Félix Fénéon 
Prix du salon de la jeune peinture.

En 1952, Henri Cueco participe au Salon de la Jeune peinture. Au sein de ce groupe, il développe une peinture dont la figuration participe à un engagement politique. Cet engagement sera également manifeste au sein de la Coopérative des Malassis, qu'il fonde avec Fleury, Latil, Parré, Tisserand. - “les hommes rouges” (1968-1970) ;
- “Le grand méchoui” (1972) ;
- “Onze variations sur le thème du radeau de la Méduse” (1974).A côté et après cette pratique collective, Henri Cueco poursuit une œuvre figurative qui interroge la peinture.
En mosaïque : “Le bestiaire des Halles”, à Paris (1977-1978).
Depuis les années 80, il écrit de nombreux essais et romans et revient en peinture au
motif, paysages et natures mortes.

Evoquer Henri Cueco, c’ est prendre en compte une perspective de plus de cinquante ans, avec sa première participation au salon de la jeune peinture en 1952.  À partir de 1962, Cueco peint des séries (« Rivières », « Salles de bains », « Jeux d'adultes », « Hommes rouges ») dont la technique utilise des figures découpées, aplats de couleur, pointillés et rayures. Il est associé alors au mouvement de la figuration narrative qui se développe au milieu des années 1960.
Herni Cueco entame alors l’aventure collective de la coopérative des Malassis,  issue du salon de la jeune peinture. Les premiers écrits ou travaux de la Jeune Peinture témoignent dès 1966 de la conscience claire d'une crise idéologique et de la nécessité de repenser le rôle des artistes et de leurs pro­duits en termes politiques. La crise de mai 1968 a illustré et fait mûrir ces points de vue donnant à la Jeune Peinture une position d'avant garde.
Henri Cueco a fait son œuvre ; le groupe des Malassis a cessé son activité collective.
Témoignant sur ce chemin redevenu solitaire, le peintre s’exprime avec beaucoup de simplicité ; on le sent toujours en quête d’interrogation sur son travail, presque étonné de son développement.
A l’époque où les peintres de Supports/surfaces procédaient à la remise à plat de la peinture, ceux de la nouvelle figuration avaient donc fait un choix différent, même si, dans les deux démarches, leurs réflexions conduisaient à des prises de position politique et militante.
Henri Cueco, dans ce choix figuratif, est peut-être celui qui a le plus interrogé, à sa manière, la peinture, comparé aux autres peintres de la Figuration narrative.
Son expérience de la pratique collective, au sein de la coopérative des Malassis, a assurément donné une dimension particulière à l’engagement du peintre.



Chronique sur Henri Cueco

Disponible uniquement dans le DVD "La Figuration Narrative" Volume 1