Adami Valério

Adami Né le 17 mars 1935 à Bologne en Italie  

L'aventure de la Figuration narrative, on le sait, n'a jamais été un long fleuve tranquille. Agité par les turbulences, par les conflits sur les frontières historiques du mouvement, par les oppositions entre certains artistes, tensions qui n’ont pas été apaisées par la temps, ce mouvement né dans les années  soixante pâtit peut-être de ne pas avoir rencontré, en son temps l'équivalent d'un Pierre Restany pour le Nouveau Réalisme ou d'un Germano Celante pour l'Arte Povera par exemple même s'il faut rendre justice au critique Gérard Gassiot-Talabot d'avoir formalisé par cette appellation ce regroupement. D'autres auteurs, de Marc Le Bot, Jean-Luis Pradel à Jean-Luc Chalumeau notamment, ont soutenu les artistes de cette tendance. On objectera que la Figuration Narrative ne s'est jamais proclamée comme un mouvement, ce qui donne aussi un éclairage aux combats de snipers parfois observés sur son champ de bataille.
Valério  Adami  se trouve assimilé à ce courant aux frontières si agitées. Il me semble que cet artiste fait partie cependant de ceux qui ont mieux que d’autres échappé à ces conflits. Peut-être trouve-t-on, dans l'itinéraire infatigable du peintre la raison de cette distance protectrice. Son premier voyage à Paris remonte à 1952 : à l’occasion du salon de mai, il rencontre le poète Édouard Glissant, qui lui présente les peintres Matta et Wifredo Lam. En 1958, il passe l’hiver à Londres. En 1960, il expose à Rome. Il participe aux expositions Young Italian Painters au Musée d’Art Moderne de Kamakura au Japon. Puis, il s’établit à Paris . En 1966, il séjourne à New-York où il habite le devenu mythique Chelsea Hotel. En 1967, il fait partie de la délégation du Salon de Mai invitée à Cuba, et séjourne pendant trois mois à La Havane. En 1969, il séjourne à Caracas, à l’occasion d’une exposition personnelle au Museo de Bellas Artes. Puis il retourne dans son atelier de New-York, où il travaille plusieurs mois par an. En 1976, il fait son premier voyage en Inde. À l’occasion d’une exposition de dessins au Transgaarden de Hellrup (Copenhague), il part pour un grand voyage dans les pays nordiques. L’année suivante, il fait un long séjour au Mexique tandis que le Museo d’Arte Moderno de la ville de Mexico lui consacre une exposition. Pendant l’été, il est à Jérusalem où l’Israel Museum présente une rétrospective.
On pourrait poursuivre ce périple d'un peintre épris de découvertes, de culture, de philosophie.

L'oeuvre même de l'artiste participe à cet "ailleurs". Dans une époque où les Erro, Fromanger, Rancillac et d'autres s'impliquaient dans une mouvance sociétale et politique de la peinture, totalement immergée dans les tensions de leur époque, moment où « L’histoire de l’art rencontrait l’Histoire » nous dit Gérard Fromanger, Valério Adami  se situait dans une toute autre préoccupation à propos de la peinture figurative,  dans une approche analytique de l'image, "procédé de la mytonymie" écrivait Jean Clair dès les années soixante dix.

Certes la tentative de définition de Gassiot-Talabot « Est narrative toute œuvre plastique qui se réfère à une représentation figurée dans la durée, par son écriture et sa composition, sans qu’il y ait toujours à proprement parler de ‘‘récit" » présentait le mérite de cadrer large et d'inclure un Valério Adami et d'autres quand bien même certains voulaient restreindre à une illusoire rigueur historique le mouvement aux participants de l'exposition Mythologies quotidiennes (titre emprunté à l’ouvrage de Roland Barthes). présentée en 1964 au Musée d’art moderne de la Ville de Paris et dans laquelle figuraient de nombreux artistes qui se sont révélés tellement éloignés de la Figuration Narrative. CG

Chronique sur Valério Adami

Disponible uniquement dans le DVD "La Figuration Narrative" Volume 1

DVD La Figuration narrative (Coffret 2 DVD)

Prix (TTC)
29 EUR
État
Neuf DVD pour usage personnel
Référence
1102

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