Feraud Albert

FeraudNé né le 26 novembre 1921 à Paris et mort le 11 janvier 2008
Membre de l'Institut  

A l’issue de solides études traditionnelles aux Ecoles des Beaux-Arts de Montpellier, de Marseille et de Paris (dans l’atelier d’Alfred Janniot), Albert Féraud obtient le Premier Grand Prix de Rome de Sculpture en 1951. 
Entre 1950 et 1960, il exécute de nombreuses œuvres en pierre ou en bronze, dont une série de bustes, de nature méditative, qui l’apparentent, par la perfection formelle et l’acuité psychologique, à Bourdelle ou à Despiau.
A partir de 1960, Féraud fait une double découverte décisive : celle du matériau récupéré et celle de la liberté créatrice. L’orientation de son œuvre va s’en trouver entièrement modifiée et, de figurative qu’elle était, va évoluer vers une abstraction de plus en plus marquée.
En 1977, il remporte le premier prix au concours pour le Monument au Maréchal Koenig, inauguré à Paris, Porte Maillot, en 1984. En 1989, il est élu membre de l’Académie des Beaux Arts.

Après des recherches sur le plomb, au cours de ce que l’on peut appeler la période des « empreintes », plus ou moins archaïsantes, riches d’une belle puissance de suggestion dans l’immobilité rituelle, qui pourrait faire penser à une influence subtile de Giacometti et de Germaine Richier, et à travers eux, de divers arts « primitifs », Albert Féraud s’oriente vers des travaux en fer soudé puis en acier inoxydable. C’est l’époque de ses deux premières expositions importantes, en 1960 et 1961, à la Galerie 7 de Paris. 

Avec ses amis sculpteurs de la génération des "récupérateurs", César et
Guino notamment, Albert Féraud trouve ses matériaux dans les casses de voiture, les décharges industrielles.
"En associant des éléments hétéroclites, en les liant par la flamme, Féraud libère des formes uniques et originales où la matière vibre de secrètes sonorités". Michel FAUCHER

L'univers de Féraud, filmé et présenté dans ce module, est à la fois dans l'atelier envahi de lourdes machines d'industrie et à l'extérieur où l'artiste puise dans son gisement de pièces métalliques des toutes origines  

Chronique

L’atelier d’Albert Féraud

Ferauddvd

Pastille commande video

Pastille commande video institutionnel